© 2009 - 2012  Caroline Laplante. Tous droits réservés.

Caroline Laplante crée le long d’un vecteur dynamique, toujours en mouvement entre deux polarités : dissoudre et structurer. Elle provoque ainsi des rencontres, des expérimentations, des questionnements nourrissant la quête d’unité et d’harmonie.

Dissoudre : par les fondus de couleurs, les flous des contours, les formes évaporées, la disparition de la forme reconnaissable au profit de l’abstraction, l’expression des formes naturelles par allusion, allégorie et métaphore.

Structurer : par la composition géométrique, l’utilisation des formes de base – ligne, carré, cercle et spirale, par l’observation des éléments naturels pour les comprendre – en particulier, leurs éléments microscopiques.

En ce sens, dissolution et structuration rejoignent le mouvement naturel de la psyché humaine qui oscille constamment entre individuation et socialisation, ou rappelle le mouvement naturel vital de la respiration : inspir et expir.

Être artiste pour Caroline Laplante, c’est tout d’abord être porteuse de valeurs esthétiques et morales telles que la créativité, la connaissance, le respect et l’amour. Produire des œuvres d’art, c’est en premier lieu promouvoir la vie et la liberté d’être et de dire, et le faire par l’exemple. Certaines œuvres peuvent ainsi être travaillées sur plusieurs mois ou années, jusqu’à ce qu’elles trouvent leur parfaite expression.

Voulant laisser un corpus d’œuvres qui touche profondément l’âme et le cœur, Caroline Laplante privilégie l’expression de la sensibilité à partir de l’observation de notre monde alentour, dans le but d’aller au-delà de la matière et du matériel.

Elle veut être une source d’inspiration, qui permet à chaque personne en contact avec l’une de ses œuvres de ressentir cet élan intérieur qui motive à poursuivre, donne de l’énergie – voire de l’espoir et transcende l’espace et le temps.

« L’histoire est importante, confie-t-elle. Les histoires des choses et des gens, ce qui ouvre l’esprit et représente notre lien. Les jeunes habitués à la technologie et à un monde vite-fait, tout-prêt oublient que, derrière le travail amenant à la maîtrise d’une matière ou d’une technique, c’est la découverte de soi à laquelle on accède. Et la découverte de sa propre histoire et de celle du monde dans lequel on évolue. »

C’est pourquoi Caroline réfléchit à des activités d’enseignement pour rendre l’art et la culture accessible, en particulier aux jeunes.

« Éliminer cet excès de superficialité à laquelle nous pousse la société pour favoriser la contemplation, la connaissance par la compréhension intérieure, le lien à notre âme. Favoriser, par l’acte créatif libre de son propre rythme, une parole authentique avec soi, une communication qui n’a pas besoin forcément de mots parce qu’elle passe par les mains, par le corps, par le cœur. »

La nature du souvenir, 2005

artiste en arts visuels et médiatiques

Caroline Laplante